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Articles Tagués ‘Kadhafi’

Kadhafi mort, ca pue et pas qu’un peu !

octobre 28, 2011 1 commentaire

Tout dans cette affaire pue. Tout. Du début à la fin. L’ONU vient d’ordonner à l’OTAN de se tailler de la Libye. « La job » est finie. Il est temps de plier bagages. Fissa. Sans honte. Même si c’est flagrant. Même s’ils auraient pu faire semblant de rester un peu, histoire de sauvegarder les formes. Non, Kadhafi passé de vie à trépas, il n’y a vraiment plus de raison pour les troupes occidentales de s’attarder dans ce territoire hostile.

Les armes ont pavé le chemin, place maintenant au business, au costard cravate et au Mont Blanc. La reconstruction ?. Un chiffre sorti d’un chapeau : 200 milliards de dollars. Alors pourquoi jouer les vierges effarouchées ? La relance économique s’amorcera avec les contrats libyens (le pillonage a dû être méthodique, ciblé et à dessein). Cette guerre a essoré les dernières ressources financières. Il est donc temps que la « coalition » arrête les frais. Normal !

Une certaine presse, les poils à gratter, les indignés, les gens qui estiment « qu’une vie est une vie », « que tout être humain a droit à un procès », tous ces gens qui pensent de travers vont gronder, donner de la voix, ruer dans les brancards, « polluer » les réseaux sociaux, etc. Cela fait partie du prix à payer. Une tempête dans un verre d’eau. Il « leur » faudra juste ployer, faire le dos rond et attendre que l’orage passe. Nécessairement, l’orage va se tasser. Même si par un cruel clin d’œil, cette affaire resurgit en 2012, année d’élection présidentielle en France et aux États-Unis, aucune crainte : combien sont-ils réellement ces mécontents ? L’opinion publique occidentale est satisfaite du sort fait à Kadhafi. Suprême jouissance, elle a pu visionner jusqu’à l’overdose, les derniers moments de celui qui leur a fait tant de mal.

Barack Obama est un chasseur émérite (il doit être Massaï du côté de son père à bien y penser). Il a effacé du paysage, deux des pires ennemis que l’Amérique ait affronté depuis la 2ème guerre mondiale. Et tout cela en moins de 6 mois. Son « mérite » est insuffisamment reconnu.

L’assassinat de Ben Laden a été accepté par une très large partie de « leur » opinion. Kadhafi, c’était le Ben Laden des années 70 et 80. Si certains ont la mémoire courte, les États eux l’ont très précise. Combien de présidents américains n’ont pas essayé de se débarrasser de Kadhafi ? Un seul y est parvenu. Dites, c’est bien le même qui a eu le Prix Nobel de la Paix, il y a peu ?

La mort de Kadhafi est un assassinat effectué dans un État souverain. Est-il légitime au regard du droit international ? Je refile le bébé aux juridictions internationales ou même, tiens, au Procureur de la Cour Pénale Internationale. Il faut bien qu’il diversifie les horizons de ses enquêtes. Il est trop souvent entrain de bêcher sur la terre d’Afrique. Qu’il aille donc marauder du côté de l’Occident.

Il est tout de même « bizarre » que les autres criminels (je pense à la guerre au Kosovo, à  « l’ange de la mort en Argentine » dont le procès est actuellement en cours, à Pinochet, et tant d’autres) n’aient pas eu pareil sort. Même les nazis ont été jugés et condamnés. Alors quoi, certains seraient-ils plus dignes d’être humains que d’autres ?

Kadhafi condamné à mort par Washington et Paris

octobre 28, 2011 1 commentaire

Tel est le titre d’un article du « Canard Enchaîné » écrit par un des bonzes de l’hebdo satirique du mercredi, Claude Angeli. L’irrévérencieux palmipède est allé barboter dans les mares libyennes et nous revient avec un récit circonstancié. Kadhafi n’avait aucune chance. Comme dans les bons vieux westerns, c’était « dead or… dead » ! Vivant, Kadhafi aurait pu avoir envie de se confier (surtout qu’il aimait cela). Le genre de confidences que n’apprécieraient certainement pas les « leaders du monde libre qui ne fricottent pas avec des terroristes » (Ô sainte horreur !)

Les  instructions ont été fermes : « il faut livrer le colis à Renard ». C’est d’une poésie tout « sarkosienne » ça ! « À l’Élysée, on savait depuis la mi-octobre que Kadhafi et l’un de ses fils s’étaient réfugié à Syrte, avec gardes corps et mercenaires. Et Sarko avait chargé le général Benoit Puga, son chef d’état-major particulier, de superviser la chasse à l’ancien dictateur. Ce qu’il a fait en relation avec la « Cuve », le bunker souterrain où des officiers du CPCO sont en contact permanent avec tous les militaires engagés à l’étranger et les services barbouzards. À la DGSE comme à la DRM on ne se gêne pas d’ailleurs pour évoquer l’ «élimination physique »du chef libyen, à la différence des formules bien plus convenables employées par l’Élysée, s’il faut en croire un conseiller du Président ». (…)

« Mercredi, 19 octobre en fin d’après-midi, un colonel du Pentagone téléphone à l’un de ses correspondants au sein du service secret français. Chargé du dossier « Kadhafi », l’une des priorités actuelles des généraux de l’équipe Obama, l’Américain annonce que le chef libyen, suivi à la trace par des drones Predator US, est pris au piège dans un quartier de Syrte et qu’il est désormais impossible de le « manquer ». Puis il ajoute que laisser ce type en vie le transformerait en « véritable bombe atomique ». Son interlocuteur comprend ainsi que la maison Blanche a rendu son verdict, et qu’il faut éviter de fournir à Kadhafi la tribune internationale que représenterait son éventuel procès. (…) »

Le « Canard » ne publie pas d’articles sur son site. C’est un choix que je respecte. Alors si le sujet vous intéresse, je vous encourage à aller en kiosque acheter le numéro.

Kadhafi est mort parce que l’Afrique ne sait pas protéger ses fils et ses filles

octobre 20, 2011 Laisser un commentaire

Le cœur n’y est pas : l’issue était prévisible ; pas d’échappatoire possible. Le cœur  est serré par la nouvelle qui vient de tomber : l’assassinat de Kadhafi. Certes, au cours de sa carrière, cet homme fut loin d’être un ange. Mais quelle différence entre lui et les bouchers Bush ? Quelle différence entre lui et Sarkozy, copain le matin et Janus le soir ?

Le traitement médiatique de cette guerre d’abord et de ce crime ensuite, est symptomatique, typique de la veulerie. Un défoulement de haine avec l’emploi du mot outrageant : « dictateur ». La presse occidentale tire sur le défunt à boulets rouges. Tant de verbiages, de qualificatifs dépréciateurs utilisés pour faire oublier les compromissions d’hier ? Peine perdue ! Je me rappelle les avoir vus tous, les Sarko, les Blair, les Berlusconi, sans compter les chefs d’entreprise de Total, d’ENI, etc.,  aller à plat ventre dans le désert libyen quémander. Oui quémander de l’argent. Comme des ploucs. Comme des gueux. Aujourd’hui, ils veulent nous dire qu’ils ont toujours étés probes, constants, qu’ils n’ont jamais varié, qu’ils ont toujours voué le guide aux gémonies. Que cette guerre est la victoire de leur lucidité et de leur constance ? Allons donc…

Pourquoi une partie de l’humanité devrait-elle définir le droit, édicter les normes afin de les appliquer sur les moins nantis, les moins forts, ceux qui ont une autre couleur de peau, qui appartiennent à d’autres civilisations? Questions, questions, questions et beaucoup de tristesse. Au nom de quelle humanité, cette barbarie perdure ? Comme le disait Anouar El Sadate lors de sa visite historique à Jérusalem un jour de novembre 1997, « à la fin de ces affrontements, parmi les ruines de ce qui avait été édifié et parmi les victimes humaines, il ne peut y avoir ni vainqueur ni vaincu. L’éternel vaincu est l’homme, suprême création de Dieu » (je restitue de mémoire. Mille excuses, si la citation ne correspond pas mot pour mot à ce qui a été dit).

Bâtir des ponts, faire avancer l’humanité, ce n’est ni la politique de la terre brulée ni celle de « deux poids, deux mesures ».  Le pire, c’est que tout le monde sait que le CNT est pire que celui qui est parti en refusant de quitter la terre de ses ancêtres, celle qui l’a vu naître, renverser un pouvoir royal corrompu et mener une politique sociale progressiste. Le CNT ? Un ramassis d’exécuteurs des basses œuvres du défunt guide libyen ou des personnes plus radicales que ce que Kadhafi a montré de radical. Triste ! Pitoyable !

L’Afrique ne peut être contente. Elle ne protège ni ses fils ni ses filles. A toutes les échelles. Avis donc à ces présidents « élus démocratiquement » qui pensent que l’onction occidentale vaut canonisation éternelle : les précédents se multiplient.

Quelle « victoire » que le monde dit occidentalisé vient d’obtenir. Mais quelle « victoire » ! En vérité, il n’y a vraiment pas de quoi en être fier ! Pour cette partie du monde, ce monde dit « civilisé », cet « axe du bien », l’assassinat devient une méthode de règlement de conflits. L’actualité vient se mêler à cette guerre libyenne. Les guerres du monde occidental ont toujours été motivées par le gain. L’Italie, la Grande Bretagne, la France, etc.  sont dans une réelle panade financière. Leurs dirigeants pensent se refaire la cerise en se basant sur les richesses libyennes. Ils sauront faire rendre gorge à « leurs amis » du CNT.

Le jour où une mort va réparer le tort causé, l’humanité sera-t-elle rassasiée ?

Encore deux ou trois choses sur la Libye

septembre 9, 2011 2 commentaires

Réhabilitation du rôle et de la place de Kadhafi

On peut tout lui reprocher. Après 42 années au pouvoir, il est évident que le bilan se doit d’être contrasté en fonction des grilles de lecture. Et pourtant, contrairement à la majorité des chefs d’État africains, le peuple libyen a été le grand bénéficiaire des actions publiques du régime du Guide libyen. Sur le plan économico-social, même si tout n’est pas parfait, il ne reste pas moins que la Libye est classée dans le groupe des pays à développement humain élevé (53ème par le PNUD rapport 2010), devant l’Arabie Saoudite, le Mexique ou même la Fédération de Russie. La Libye est tout simplement le premier pays africain loin devant le deuxième pays africain, la Tunisie (81èmepays). Pourtant, le pays n’est que le 4ème producteur de pétrole en Afrique. Son taux d’endentement est largement inférieur à 5% du PIB (la France, les États-Unis ou encore le Japon sont hors concours, leur taux d’endettement dépassant les 80% ; 229% pour le Japon). Sa politique sociale a été pendant longtemps une des plus avant-gardiste au monde (avant l’embargo de 1986). Je suis prêt à parier qu’à l’heure actuelle et au final, la population ne gagnera pas au change. Bien au contraire !

Faillite des médias. De cela, nous sommes habitués mais pas immunisés

En temps de guerre, c’est bien connu l’information trépasse. La leçon est sue à chaque conflit. Mais rien n’y fait! Aucune leçon n’est retenue.Les historiens du présent ont encore failli. Entraîné par le toujours plus, ils ont versé tête première dans les âneries les plus ahurissantes et débilisantes. A force de manquer de nuance, leur parti pris est tellement gênant ! Unilatéralité des nouvelles et black-out sur ce qui se passe du côté des  ”gentils”. Rien ne filtre sur les atrocités commises par le CNT et les morts liés aux bombardements de l’OTAN. Silence radio également sur les fausses accusations d’emploi par le régime du Guide de mercenaires africains, de viols collectifs, d’emploi de Viagra, etc. Amnesty a fouillé, retourné, consulté, interrogé et a rendu la constatation suivante : « nous avons enquêté à fond sur la question des mercenaires africains, et nous n’avons découvert aucun fait pouvant étayer de telles accusations ». Trop tard. Le mal était déjà fait. La faux meurtrière des as des as de la désinformation et de la propagande avait déjà sévi, bien amplifiée par les réseaux sociaux terriblement complices. Le mal est fait : le Noir est assimilié à une bête sauvage ! Comme s’il avait besoin de cela en terre arabe (voir dernier paragraphe).

Des mercenaires certes mais pas une armée de mercenaires

Ces derniers temps, la radio qui se veut mondiale, RFI (Radio des Fausses Informations ?) pour « ne pas la nommer », multiplie les angles de vue sur ces « mercenaires » venus principalement des pays d’Afrique dite noire, limitrophes de la Libye. Montées mélodramatiques sur le calvaire vécu par cette engeance. Buzz assuré. Mais combien sont-ils ? Plusieurs recoupements font état de moins du millier. Avant la guerre et aux derniers chiffrages, l’armée libyenne comportait 116 000 hommes (dont 40 000 réservistes). L’apport des mercenaires dans l’armée libyenne est donc infinitésimal. Un journaliste un tant soit peu sérieux le sait. Mettre l’emphase sur le rôle joué par les  « mercenaires » venus « d’Afrique noire », c’est les indexer. Les mettre en première ligne. C’est tout sauf rendre service. Alors à quoi bon… ?

Boucheries en cours, génocide en vue ?

Last but not least, il y a actuellement des actes de barbarie commis par le CNT sur les populations négro-africaines. De sources plus que crédibles font état de regroupement d’hommes venant de pays d’Afrique subsaharienne dans des camps. Ils y subissent les pires sévices. A l’abri des regards. Le 26 août, plus de deux cents corps de Noirs ont été retrouvés dans un hôpital à Abu Salim. Le Juppé qui éructe un peu partout, a là de la matière. Le « saint » homme a déjà dans les pattes des précédents fâcheux : guerre en Bosnie, génocide au Rwanda. L’histoire serait-elle entrain de hoqueter ?